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Modèle:Histoire de la langue grecque

Le grec ancien (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα / hê hellênikề glỗtta) est l’étape historique de la langue grecque qui s'étend du Modèle:-sp.

Les dialectes Modifier

Searchtool Articles détaillés : Dialectes grecs et Langues helléniques.
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À l’origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique.

Parler du grec ancien n’a pas grand sens si l’on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec ancien désigne l’attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l’Athènes antique. C'est en effet la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Pendant la période hellénistique et le brassage des populations hellénophones en résultant, la koinè, langue commune (c’est le sens de l'adjectif κοινός koinós) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique, s'est progressivement imposée au détriment de l’utilisation des dialectes, devenant ainsi la lingua franca de l’Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l’Empire romain d'Orient, avant de continuer d’évoluer pour donner naissance au grec moderne d’aujourd’hui.

Écritures Modifier

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre pour transcrire du Grec et de l'étéo-chypriote (une langue non indo-européenne partiellement déchiffrée, apparentée à l'étéo-lemnien et à l'étrusque). Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas).

Des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, mais n'ont vraisemblablement pas servi à noter du grec :

Toutes ces écritures étaient vraisemblablement de nature syllabique.

C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du Modèle:IXe siècle av. J.-C. ou du Modèle:VIIIe siècle av. J.-C. puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte

L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie Modifier

Searchtool Article détaillé : Prononciation du grec ancien.

Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes.

En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie Modifier

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal Modifier

Searchtool Article détaillé : Déclinaisons du grec ancien.

Les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à une opposition animé/inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés.

On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés.

Système verbal Modifier

Searchtool Article détaillé : Conjugaisons du grec ancien.

Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur simple, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur.

Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué.

Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme.

En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Syntaxe Modifier

Pour les verbes, le grec met généralement le verbe de la proposition principale à la fin de la phrase et le verbe de la proposition subordonnée à la fin de cette dernière.

Le sujet de la proposition principale est généralement placé en première position dans la phrase.

Règle du génitif enclavé : le génitif se place entre l'article et le mot désignant le possesseur. Dans le groupe nominal "Le fils du citoyen" on écrira en grec : Ὁ τοῦ πολιτοῦ ὔιος, littéralement "Le du citoyen fils"

Particularités de la négation en grec ancien : voir Négation (linguistique).

Le grec ancien se caractérise également par le maintien d’une règle ancienne, issue de l’indo-européen, qui stipule qu’un verbe dont le sujet est un nom neutre pluriel se conjugue non pas au pluriel, mais au singulier. Voir l’article consacré à la règle dite « Τὰ ζῷα τρέχει ». La négation peut être de vérité ou courte (sur l'instant). Le grec est coupé en 3 déclinaisons comportant chacune des sous-groupes. 1ère déclinaison: alpha pur- alpha non pur- nominatif, vocatif, datif, génitif et ablatif en êta.

Influence du grec ancien sur les langues modernes Modifier

Mots savants et radicaux grecs Modifier

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants Modifier

Des mots comme « boutique », « caractère » ou « beurre » viendraient aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d’autres langues, comme l’occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d’entre eux : ἀποθήκη / apothếkê, χαρακτήρ / kharaktếr et βούτυρον / boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique Modifier

Voici, pour illustrer l’omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d’un texte de Xenophón Zolótas (Modèle:Grec moderne) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d’origine grecque :

Modèle:Citation bloc

Divers Modifier

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Voir aussi Modifier

Articles connexes Modifier

Liens externes Modifier

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